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Historique de Graine d'Etoile

En 1982, "Stardust" était le bateau de démonstration du chantier VIA-Marine à Fécamp, avant d'être armé en charter pour des croisières en Méditerranée à partir des bases VIA-Marine de Saint-Tropez et Port-Grimaud.
Rebaptisée "Graine d'Étoile" en 1988 par ses nouveaux propriétaires Bernard et Claire, elle est remise à neuf par le chantier à Fécamp. Son port d'attache devient Calais. Durant quatre longs étés, elle explorera les côtes du Nord de l'Europe : Ecosse, Pays-Bas, Scandinavie, Pays Baltes.
C'est en janvier 1992 qu'elle est acquise par François, Ute et Nina, qui complètent et modernisent son équipement (électricité, électronique, voiles,...) avant de partir pour une longue ballade atlantique de 12 ans en famille :
1992 : Bretagne, Vendée, Espagne, Portugal, Gibraltar, Madère.
1993 : Canaries, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau.
1994 : Stand-by au Sénégal
1995 : Sénégal, Cap-Vert , Gambie
1996 : Brésil
1997 : Afrique du Sud, Namibie.
1998 : Stand-by au sec en Namibie
2000 : Cap-Vert
2003 : Retour en France
Enfin Graine d'étoile est acheté fin 2004 par Michel et Anne-Gaël ses propriétaires actuels. Après une remise à neuf complete (moteur, electronique, winchs, hublots, sellerie, planchers, portique, éolienne, panneau solaire, etc...), un nouveau voyage commence.
2005 : Bretagne, Espagne, Portugal, Canaries, Cap Vert
2006 : Antilles, de l'île d'Antigua à Trinidad et Tobago
2007:  Venezuela Panama Honduras
2008:  Hivernage au Honduras
2009: Belize, Honduras, Panama, Galapagos , Marquises Tuamotou; Iles de la sociéte; Iles Cook, Niue, Tonga Nouvelle Zélande
2010: Nouvelle Calédonie

Ce bateau serait-il sans défaut?


Bateau éprouvé et équilibré, le VIA 42 n’échappe pourtant pas à la règle : nobody is perfect ! Deux points méritent d’être signalés :
  • la manœuvrabilité au moteur en marche arrière est réduite et les créneaux dans une marina encombrée nécessitent du doigté et une bonne habitude du bateau. En particulier, on utilise plus l'évolutivité en marche avant, le coup de fouet du moteur associé à la dérive avant basse permettant des rotations presque sur place ; cela dit, les marinas se font rares quand on quitte les itinéraires fréquentés et puis … on est tellement mieux au mouillage !
  • comme tous les dériveurs, le Via 42 n’aime pas faire du près serré dans le petit temps. Trois options au choix : laisser porter, attendre le vent ou … lancer le fameux "spi suédois" (Volvo Penta).

Pourquoi un dériveur ?

En grande croisière, on navigue le plus souvent entre le près bon plein et le grand largue, allures auxquelles un dériveur est nettement plus performant et plus confortable qu’un quillard. On profite des petits mouillages tranquilles et des remontées de rivières, qui ne sont accessibles qu’aux faibles tirants d’eau, catamarans et dériveurs intégraux. On apprécie de pouvoir venir jusqu’à la plage avec le bateau, que ce soit pour une soirée baignade + barbecue ou pour une marée, le temps de nettoyer la carène.
Dans le gros temps, le Via 42, auquel ses formes arrières épanouies donnent une stabilité remarquable, a un comportement très marin et des mouvements très doux : dérives relevées, il dérape en restant bien à plat et ne risque pas à chaque passage de lame le fameux croche-pied qui fait prendre à un quillard des angles de gîte dangereux.
Dans l’Atlantique Sud, avec une mer formée (plus de 60 nœuds de vent pendant 24 heures), on cuisinait sur Graine d’Etoile, en fuite sous pilote électrique !
Au mouillage, le via  42 passe partout (1m de tirant d'eau seulement), et se pose à marée basse comme une fleur.

Pourquoi deux dérives ?

Tout simplement pour avoir des possibilités de réglage supplémentaires : on peut jouer à la fois sur la surface et sur la position relative du plan anti-dérive, en fonction de l’allure, de la vitesse du bateau et de l’état de la mer. Il est ainsi possible d'avoir un centre de poussée dans l'eau qui se situe soit en avant du mat (dérive avant seule), soit en arrière du cockpit (dérive arrièrer à peine sortie). De même l'évolutivité du bateau peut passer de l'équivalent d'une quille longue (avec les deux dérives sorties) à un apendice trés étroit (dérive avant seule pour tourner sur place au moteur). On conserve ainsi la meilleure efficacité quelles que soient les conditions. Et avec un peu d’habitude, on trouve très vite le réglage idéal.


  • Au prés, on s'appuie au naximum sur l'eau et on sort les deux dérives.
  • Au largue, on retire ce qu'il faut de dérive avant pour équilibrer l'action des voiles et rendre le bateau moins ardent. De cette manière, le bateau tient parfaitement équilibré sous régulateur d'allure.
  • Au portant on sort la dérive arrière, à peine angulée, pour avoir une action la plus en arrière du centre de poussée vélique. Le grand bras de levier remet naturellement le bateau sur sa route aprés chaque vague ce qui permet de tenir le bateau sur des rails.
  • Au moteur dans un espace étroit on ne conserve que la dérive avant pour tourner avec un petit rayon de braquage grace à l'effet coup de fouet du moteur.